CQFD#4

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Je perds la vue en double aveugle

je me machine aux ciseaux

sculpté comme un Klimt

un Schiele paranoïaque

perdant patraque

pour finir dans le noir

pour luire dans un dortoir

toujours que revienne l’Enfance

À Charlotte H
Guillaume HOOGVELD @2013 Droits réservés©

Méthode

Charlotte HAMEL 2009©

Que la structure maîtrise toujours le chaos de la vie.

S’appuyer sur un système pour ne pas se perdre,

Rejoindre la cordillère qui mène aux Âmes d’élections

S’élever

Voir grandir son frère.

Sans un mot

Sans un geste juste…

Un zeste de splendeur,

L’apaisement des sommets.

Impossible manuscrit

L’impossible tend la vie
Le réel la démet
L’impossible donne à agir
Le réel se résigne

L’impossible est un faisceau
Le réel demeure une ombre :

SOYEZ PRÊTS POUR LA JOIE !

Guillaume HOOGVELD 2005© Re-Post2011®

Illustration originale de Charlotte HAMEL 2009©

Libera me

Libera me                                                                                       Pour Papa,

Charlotte HAMEL 2010©

Rends-moi ma propre respiration

Et tous les mots qui lui sont associés

Pessõa Hölderlin et Paul Celan mériteraient-ils

un beignet aux pommes quand j’ai six ans

une discordance de temps

sans  aucun verbe dans la soute

Je me suis créé de toutes pièces un pesant de douceur

pour clouer à pic la peur que je portais

sans pouvoir me délier de ses mains effilées aiguës aiguisées

Je voudrais juste revenir à la maison

avoir le temps

avec mes propres pas

d’arriver à la première des aubes

avec un contrat plié

mille fois je veux bien

mille fois juif errant

que ça te plaise ou que tu me dises non

que tu sois mon père ou un mauvais garçon

que tu aies eu besoin de te mettre toi aussi

à de nouveaux diapasons

Trouver ta paix

trouver le rythme à ta chanson

donner du sens à une diaspora de printemps

Une tentation de Venise

qui aurait fracassé l’azur de l’horizon

Guillaume

Automne 2011

Amnésie

 

le bonaparte

Charlotte HAMEL  Droits réservés©

 

Je ne te suis plus ! En vain, je tente même de ne plus te chercher. Tu m’as laissé venir, la trappe grande ouverte, et je me suis entrebâillé, sur ce. Sur cette étendue d’inconnu, de failles, de bouches féminines partout.

Tous les jours nous avons perdu la mémoire. Les signaux  du petit Poucet ou du petit Prince sont perdus. Après le désastre de la nuit, je ne sais plus si respirer est plus naturel que penser. Je ne sais plus si cette rencontre a eu lieu, si j’écris avec de l’eau comme je pense avec l’alcool,

quand j’aurai donné assez : assez : quand j’aurai liquidé la faille incestueuse, alors, quand nous serons les deux êtres les plus lointains, les plus étrangers, les plus absents, alors, j’ose penser :

Guillaume HOOGVELD 1996 ©