Bernanos

« J'ignore pour qui j'écris, mais je sais pourquoi j'écris. J'écris pour me justifier. – Aux yeux de qui ? – Je vous l'ai déjà dit, je brave le ridicule de vous le redire. Aux yeux de l'enfant que je fus. » (Les Enfants humiliés).

Renaissance du jour par Luc Dellisse.

Si je prie, si je recours à la prière, c’est pour suspendre le flux. Je respire, je m’adosse au mur. Je m’immobilise au centre de moi. Dans une certaine mesure, je peux préparer la prière, mais l’instant du saut reste invisible. Le temps continu s’interrompt : image coupée nette. Je regarde encore, je capte encore,... Lire la suite →

Arthur Cravan voulait être quelquepart.

« Je voudrais être à Vienne et à Calcutta,Prendre tous les trains et tous les navires,Forniquer toutes les femmes et bâfrer tous les plats.Mondain, chimiste, putain, ivrogne, musicien, ouvrier, peintre, acrobate, acteur ;Vieillard, enfant, escroc, voyou, ange et noceur ; millionnaire, bourgeois, cactus, girafe ou corbeau ; Lâche, héros, nègre, singe, Don Juan, souteneur, lord,... Lire la suite →

MICHEL HOUELLEBECQ in « Les Particules élémentaires », Paris, Flammarion, 1998

« Il est difficile d’imaginer plus con, plus agressif, plus insupportable et plus haineux qu’un pré-adolescent, spécialement lorsqu’il est réuni avec d’autres garçons de son âge. Le pré-adolescent est un monstre doublé d’un imbécile, son conformisme est presque incroyable ; le pré-adolescent semble la cristallisation subite, maléfique (et imprévisible si l’on considère l’enfant) de ce... Lire la suite →