Coordonnées confidentielles pour Happy few

Qu’on arrête avec les contingences et les spéculations, il nous faut en temps réel des nécessités pour liquider les doutes qui font le spectacle défait par son propre blason par son propre rideau.

Il n’y a pas un seul mot d’ordre a exiger, les mots sont en congés, les pixels sont d’impérieuses forces de séduction l’image est toute puissante et plus réelle que la vérité des masques qui veillait il y a peu encore sur les termes de la représentation.

La Play station et le gamin(g) sont l’exécution consentie de l’imaginaire au profit du virtuel, une partie de la vie qui se laisse avaler par des homo vacuums sans même un calcul de probabilités qui les électriseraient.

On donne des électrochocs pour moins que ce type de pratiques inavouables.

C’est l’ennemi du sensible et du délicat. C’est le résultat d’un calcul et d’un mauvais raisonnement gastrique et ballonné dans les voies basses.

Seuls les mots qui rendent fous doivent intégrer l’Agora.

Seuls les mots qui rendent le temps perdu doivent pouvoir être exposés et non imposés.

Aucune imagerie séminale ne nous rendra notre fertilité chahutée par les protocoles.

Vous vouliez du souffre réinventez déjà le sel de la vie qui se précipite sur nous insipide dénaturé par les injonctions qui font le temps partir.

Donner raison aux contrefaçons c’est une autre manière de peindre le vrai comme il est possible de diffuser l’ambiguïté autour de nous.

Je vous souhaite bonne chance dans votre ersatz d’aventure sans dangers sans périls sans anicroches sans accrocs dans une cassation sans horizons peuplées de victoires sans opacité en compagnie de votre canapé chinois en troll impeccables et parfaits

Votre écran mord la main de son maître. Cela devait arriver. C’était déjà écrit par les Anciens.

Ce n’est pas Waterloo qu’on retient dans les libres d’histoire c’est Austerlitz.

C’est pourtant le nom d’une gare et la possibilité de départs bien sympathiques.

 

©Guillaume HOOGVELD #2019 pour le texte
©Léo CHARTREAU #2018 pour l’illustration originale ; qu’il en soit remercié.

Pandémie poétique rive gauche, texte dédié à Alain Breton

Ce texte est dédié à mon ami généreux et infatigable manufacturier de Poésie de langue française dans son antre du 23 rue Racine à Odéon, Paris, rive gauche, Alain BRETON.

Vous n’avez aucune idée de ceux qui rôdent la nuit en croyant que c’est le jour vous n’avez pas l’idée fixe qui vous stopperait net désolés lamentables face aux murs des fusillés fédérés. Non, la Commune de Paris n’est pas encore achevée.
Vous n’avez pas idée du curriculum vitae que porte en lui chaque poète
Vous ne savez même pas que partout dans les mansardes exiguës isolées d’amiante vous êtes encerclés de débiteurs convaincus de formules incantatoires aux idées formelles et inséparables de la cruauté sans morale ni moralité*.

Vous êtes désormais juges et prévenus a la fois dans une pandémie d’imagination autour de vos préjugés qui n’a de cesse de s’élever contre le temps et d’affirmer l’expansion de la durée avec ou sans la norme ISO LSD 25.

Le temps pour vous c’est l’argent votre magot bien à l’aise dans vos coffres paresseux mais devenus inconfortables
Pour le poète c’est une émotion qui ne se confesse pas les poètes sont autant de pas perdus dans leurs seuls labyrinthes noyés par leurs sphinges immobiles découverts en Orient.

Il reste encore du temps a consumer inouïe scélérate procession des horloges je me demande s’il est encore une forme délicate d’expression dans la vie la plus quotidienne de l’aube à l’aube de l’aurore a la trotteuse de ma montre abolie soudainement effacée par le poids de sa propre satyre.

Toute forme de consommation est une perte de soi comme toute forme d’égoïsme.

Voilà venu le temps où les victimes des cadrans solaires de jour comme de nuit doivent allonger le bras pour distinguer leurs bourreaux et les faire châtier par le brasier et les bûchers empruntés sans usure aux cris de toutes les hérésies modernes.

*Ce texte étant une œuvre de fiction, il va sans dire que toute expression pouvant relever d’une atteinte contre l’intérêt public et la morale ne sont qu’un jeu de plaisantins fantômes. Ainsi ils n’ont de cours que dans l’imaginaire et sans conséquences sur les spéculations de l’économie et du bon fonctionnement de la société.

©Guillaume HOOGVELD #2019 pour le texte
©Didier GOESSENS #2019 pour la peinture

Rage de Rencontre.

Illustration originale
Armen SAAKYAN, acrylique, #Nus, #2012©

Où est-elle La Rencontre avec un grand R comme Rage de dent ? Rage du petit matin Rage du soiR…
Le R qui clôture aussi le mot espoiR ?
Pourquoi son rythme
Parcouru de cale en soute des fers a la trépointe de fond en comble est-il si lent à la longue…

Où sont les flammes violettes que nous ramassions après le semi de l’automne
Avant les bombes à fragmentation
Pourquoi est-ce les plus grands esprits qui tombent
Il n’y aucun champ d’honneur
La guerre est une simili aventure qui nous sépare et nous déchire

Dans l’armoire du salon personne à la ronde
Sur les boulevards de la terre personne à la ronde
Sous les bunkers personne à la ronde

À Miami du monde mais personne à la ronde

En huit allez neuf millisecondes un barillet chargé
9 mm ton Beretta comme livre de chevet
Tout semble affairé mais captif
Poète rue de Rivoli

Au métro aérien de la Motte-Picquet-Grenelle
Près du Pont de Bir-Hakeim
Je n’ai pas osé lui dire je t’aime
On a traversé ensemble la Seine

Un simple aller aurait suffit
Un simple murmure ou rictus aurait rectifié l’air du temps
Cette fille déjà femme

Qui n’était prête à rien
Qui ne filtrait que le mode mineur
Sans avoir signé de ma main mon désir
Je n’allais pas lui offrir des fleurs

Un tatouage près du corps que j’aurais pu toucher

Un sens à sa vie que la vague atone lui intimait d’oublier

Silhouette tu ne sais rien de tes courbes
Fixée par vidéosurveillance
Tu te déplaces comme on déplace un simple espace
Je suis seul à rêver la capture de ta chevelure

En dessous des feux de ma mémoire
Ou de tous les chroniqueurs de prétoires

La Rencontre n’aura pas eu lieu
J’ai la larme légère et facile
Il bruinait marteaux et faucilles
Sous une rage de désir à transformer les quais
Sur le clocher de ma montre
Abasourdie la trotteuse
fixait mon chagrin lacrymogène
Comme cette passante dans ma vie
Qui sans le savoir s’est fait la belle

Un bal de nuit offert comme par merveille

Mon jour qui aura perdu son sel.

©Guillaume HOOGVELD #2019 pour le texte

ULTIMATUM / Texte à horloge digitale

NANTES BY NIGHT 12/11/17
©Guillaume HOOGVELD

 

Vous y êtes
Vous accédez à une page
une page gravée à la mine de plomb puis bloquée dans un data center de misère froide
Comme toutes les pages du globe
elle est inachevée
mais restez ici
nous n’avons que si peu de temps pour miser sur l’Horizon
Espérance j’entends ta résonance
frapper contre nos consciences
le temps des mots est une avenue
le temps de la fièvre et de l’intensité est un temps qui se résout par un clash avec les éléments solides
et nous sommes forts vous êtes forts et déterminés si vous avez la bonne idée de lire ces mots
qui n’ont de causes que les rêves
et une ambition sans trêve
qui sont écrits pour pallier à l’absence de fleurs dans le paysage des bitumes
plus de papaver somniferum dans l’oxygène du désert ambiant

Attendez j’entends à ma fenêtre
quelqu’un qui rit
qui se fait sa fête
le cri d’Edvard Munch
à la bonne heure par tous les moyens
les moyens du sort
je retrouve ma suspicion

Fatwa parmi les fatwas je suis visé
ciblé par un hologramme
sous les formes aigue d’un programme

Attentat à la laideur

Mais je suis aussi protégé
par les moyens du sort
car c’est avant tout pour la pensée que nous précédons l’histoire
c’est bien cela
Un souffle jusqu’à la fin du monde
nous n’avons pas combattu le terrorisme mais la terreur de la bêtise reste un domaine qui nous pose un problème
un vertige
car c’est ni le sang ni la poudre qui détruiront le globe
c’est la bêtise
Savez de facto qu’il y a des pièges à cons qui fonctionnent encore
le journal télévisé ou la Pravda en TNT qui émet encore ses acouphènes de mort

Pour vous recenser
pour vous flatter
pour vous séduire sans vous convaincre
pour vous dire que vous êtes la prochaine star
que vous aurez votre gloire de l’heure
vous l’aurez
et c’est la condition qu’on vous met sur vos attributs de conscience

Validez les lois qui vous rabaissent
il n’a plus que de la fausse monnaie en espèces
qu’il est temps de mettre en pièces.

Vous y êtes
et si nous y sommes
c’est par un coup de téléphone dans la tempe
que nous aurons notre ultimatum.

C’est ainsi
qu’il est temps de perdre le pouvoir.

 

 

©Guillaume HOOGVELD @2018 pour le texte et la photographie

@ MVK Passe le temps restent la fièvre et l’harmonie des Chants

À celle qui a toujours su être là, même dans mes abimes, MVK, ma confidente de toute intensité.

Il va venir

le temps est soutiré il va

venir le temps est

suspendu aux étrennes des privilégiés

qui passent à travers vallées mont et massifs

en se parant de longs manteaux lascifs

sans avoir la force physique de leurs ambitions

trop affectés pour connaitre l’Amour en Capitale

tout ce que je dois aux chemins de mes excès était inévitable implacable

Passe encore que je perde la vue passe tout mais pas mon Idéal

passe même cette indifférence au végétal

et ces formes de domination de la nature sur tout ce qui ne lui est pas égal

encor que je passe mes yeux passent

encore que je courre après mon corps

courre

mes yeux roulent comme mes veines à même la ligne de tir

Bacon Pollock Dix  qu’il n y ait plus aucun mot à ajouter aucune encre à dévier de trait à dévier de vies visiblement en marche en train de dérailler passons et laissons vivre ceux qui n’ont pas d’autres choix que le vice par manque de passions, de système de structures de protection de gratification

on laisse passer ceux qui font le monde et ils sont oubliés

on laisse passer les Poètes l’écran plat supplante l’écrit et détermine la conscience des pouvoirs d’achat pour lesquels on se bat comme avant on se battait pour la valeur Esprit

passe encore plaidoiries

pour que tu ne quittes pas les lieux

qui me livrent à la dalle cinglante et humide

Passe en or que tes yeux se dissolvent dans ton liquide amniotique

perçant la nuit avec une fente de métaphysique passe

La violence en pleine figure pour celui qui se précipite dans l’hypnose farouche intimiste de la plume et

qui projette sur la vie

son alcôve collégiale

qui fait rêver les vies et vivre les rêves

de ceux qui le méritent

passe encor que je perde la vue mais pas que

je te perde de vue paradoxe oxymore j’en conviens

J’ai détroussé mon imagination pour toi

harponné la vermine

fracassé toute mauvaise fortune

passe encor bon cœur

ma silhouette incandescente ma petite fée après minuit  tu manques à moi

Guillaume Hoogveld qui n’a jamais su apprendre à s’exposer aux contacts froids

tout en étant omniscient parfois

parfaitement perfectible davantage étant qu’apparent

présence  atomisée dès l’éveil  dans la pensée par les actes

un petit peu moins mais passe

encore j’ai envie de te dire

Incarne ta vitesse et ne mets jamais de gants

incarne ta liesse et donne maintenant

le sourire que chaque nuit j’entendais dans la connivence accordée au vent

dans la bouteille jetée totalement vaine encore

propulsée parmi les courant de la Seine

et encore jetée dans tous les reflux d’un mouvement vers Toi

tu es encore l’écume qui force les pas

à me dépasser sans jamais passer

Une amitié Versus un mot d’aimant Versus Amitié blindée polarité ajustée

Je ne pèse plus mes mots quand il s’agit d’aimer

Je suis léger à te savoir force de vie qui résistera, M.

 

©Guillaume HOOGVELD @2017 Droits réservés
©Jean-Michel BASQUIAT pour l’image, Droits réservés

BILLET inédit, archives personnelles de 2013 revu et corrigé#050717