Rase mon bitume

©GUILLAUME HOOGVELD 199X BOIS COLOMBES RAIL DE JOUR

La vie nous pousse à liquider le sens au profit du semblable
Au profit du vacarme
Et du triangle vert amer
Posé sur un même billet vert
Qui justifie sa valeur à coup de surin sur les peuples 

Il n’y a donc que les taiseurs qui se distinguent par des équations de la peur parfaitement ajustées et préparées

Ceux qui pensent marchent la tête au sol rasant les murs perdant leurs intimes boussoles

Vous
Avez
Perdu
Le
Droit
De
Me
Juger

Je ceinture de plastique poétique
Ma taille de TNT psychédélique
N’aie pas peur petiote
Il est temps de rendre au réel
Le peu qui lui incombe
De démonter la sacro sainte pensée
Qui nous fait riches ou pauvres calmes ou intranquilles capitale ou sous-préfecture
La pensée fait ce qu’elle veut de nous
Elle connaît son territoire de nuisance
Au delà des familiarités
Quand je me mets à penser c’est toujours le chaos une exploration du chaos intime
Poètes retrouvez vos papiers car c’est la pensée qui vous détermine
Et des noms affublés aux fleurs
Ces mots les plus impossibles
À prononcer par cœur

Ciao Chaos Câlin CCC…


©Guillaume HOOGVELD ©2018 pour le texte et la photographie, 199X©

Sur les nuages obscurs de l’Amour

 

Ce texte est dédié à la présence subliminale d’Alexia Desfourneaux.

 

L’ Amour n’est pas soumis aux rayons feu-follet ni aux flammes violettes qui détachent le bien d’un mystérieux trésor. Je n’ai rien à ajouter. Toi oui.

Fin du fond les choses qui ne sont pas faciles à dire. Le reste c’est pour le détecteur de mensonge.

L’ Amour est un climax étendu sur le reflet d’un couteau halluciné par un étranger qui va tirer quatre fois sur un gisant à terre qui aura perdu de sa superbe au gré des douilles.

L’ Amour est une réunion de droites sécantes et indécentes qui n’auraient jamais du se rencontrer
Dans un espace-vide qui ne s’attend pas à ça
Pourtant profilé pour ça

Trop androgyne pour être vrai
Avec ce sourire habité par la chaîne que des pieds au cortex nous nous escrimons à faire mouvoir

Un corbillard et 4 clous de nombreuses béatitudes même s’il n’y aura plus de sermons sur nos montagnes

Les béatitudes resteront traduites dans toutes les langues au même titre que l’injustice

L’ Amour est celui qui donne de l’eau oxygénée quand on faim
Et une éponge humectée de vinaigre quand on a soif

Un geste familier
Ta main sur ma joue ma blessure incomprise comptine lentement qui se formule et se dessine

Apprenez-moi comment réunir l’affection et tous les quadrilatères de la raison de toutes les latitudes.

Il n’y aura jamais eu qu’une seule option pour changer la vie

À tout le moins pour éviter la multiplication du rien.

 

©Guillaume HOOGVELD #2020 pour le texte
©Henri MICHAUX pour la peinture. Droits réservés.