Anselm Jappe – POLITIQUE SANS POLITIQUE (Sur le vote)

Une chose m’étonne prodigieusement - j’oserai dire qu’elle me stupéfie -c’est qu ’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France [...] un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves... Lire la suite →

Jean Botéro – La défaite de la connaissance au profit de l’utilitarisme

  « Il s'est levé depuis quelque temps dans nos pays un terrible ouragan de subversion qui cherche, sans le dire, à écarter tout ce que nous mettions en avant de désintéressé, d'accueillant et d'ouvert au monde, aux choses et aux autres, d'appliqué à nous dilater l'esprit et le cœur, pour le remplacer par l'unique... Lire la suite →

Hommage (tardif) à Jacques Rigaut

"Mon livre de chevet, c'est un revolver." On n’a fait tant de place à l’amour que parce qu’il dépassait en utilité le reste des choses. A mesure que l’argent se fait plus nécessaire, plus exigeant, il devient plus admirable, plus aimable, comme l’amour. – On pourra soutenir le contraire avec autant de bonheur. – Je... Lire la suite →

Scott Fitzgerald et la « Fêlure » * (« The crack-up »)

Février 1936. Toute vie est bien entendu un processus de démolition, mais les atteintes qui font le travail à coups d’éclat – les grandes poussées soudaines qui viennent ou semblent venir du dehors, celles dont on se souvient, auxquelles on attribue la responsabilité des choses, et dont on parle à ses amis aux instants de... Lire la suite →

Camus intime

S’il est vrai que les seuls paradis sont ceux qu’on a perdus, je sais comment nommer ce quelque chose de tendre et d’inhumain qui m’habite aujourd’hui. Un émigrant revient dans sa patrie. Et moi, je me souviens. Ironie, raidissement tout se tait et me voici rapatrié. Je ne veux pas remâcher du bonheur. C’est bien... Lire la suite →