PHILIPPE MURAY / Désaccord parfait

La perspective de pouvoir me désolidariser encore de quelques-unes des valeurs qui prétendent unir tant bien que mal cette humanité en déroute est l’un des plaisirs  qui me tiennent en vie. Quand les professeurs de vertu et anhistorique racolent dans les médias ; quand n’existe plus d’ardeur pour ce qui relève de la noyade dans... Lire la suite →

SARTRE aux Fenêtres de Mallarmé

Fils et petit-fils de fonctionnaire, élevé par une regrettable grand-mère, Mallarmé sent croître en lui de bonne heure une révolte qui ne trouve pas son point d’application. La société, la nature, la famille, il conteste tout, jusqu’au pauvre enfant pâle qu’il aperçoit dans la glace. Mais l’efficacité de la contestation est en raison inverse de... Lire la suite →

Serge Rivron, journal inédit / Sous les pavés les profiteurs

                        Ils étaient vingt et cent, ils étaient des millions, les babyboomers, les enfants de la Victoire et de l'opulence retrouvée ! Quand ils eurent 18 ans, 20, 25 à peine, ils ont inventé, lassés qu'ils étaient d'un monde hypocritement moraliste, scandaleusement consumériste à... Lire la suite →

Pascal / Les trois ordres, Pensées. L.308. B. 793.

« La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité car elle est surnaturelle. Tout l'éclat des grandeurs n'a point de lustre pour les gens qui sont dans les recherches de l'esprit. La grandeur des gens d'esprit est invisible aux rois, aux riches, aux capitaines, à... Lire la suite →

Céline Versus St JEAN.

Vous savez, dans les Écritures, il est écrit "Au commencement était le Verbe." Non ! Au commencement était l'émotion. Le Verbe est venu ensuite pour remplacer l'émotion, comme le trot remplace le galop, alors que la loi naturelle du cheval est le galop ; on lui fait avoir le trot. On a sorti l'homme de... Lire la suite →

Henri Michaux – Repos Dans Le Malheur (1938)

  Le malheur, mon grand laboureur, Le Malheur, assois-toi, Repose-toi, Reposons nous un peu toi et moi, Repose, Tu me trouves, tu m’éprouves, tu me le prouves. Je suis ta ruine. Mon grand théâtre, mon havre, mon âtre, Ma cave d’or, Mon avenir, ma vraie mère, mon horizon. Dans ta lumière, dans ton ampleur, dans... Lire la suite →

Atteinte à la sûreté de l’Auteur

Sans commentaire. ÉDITO de Pierre Assouline du Magazine Littéraire 565/MARS 2016 Veillez à cliquer sur l'article pour augmenter le confort de lecture.