L’homme de peine

Je dis Je pour Vous je ne suis moi-même plus que le gardien de mon propre égo Je ne m'intéresse à qui sois-tu aux fils luisants préférant la nuit abhorrant l'ennui Je n'ai rien compris au désespoir je subis sa pièce trop lumineuse pour ressembler aux visages aimés défigurés déshabillés par la porte ouverte étroite

Soupir

Apollinaire part en pleurant Lou n'existe plus a-t-il soupiré Il cantine dans les soupes populaires le soir dans les tranchées la déception est saisissante et amère comme partout dans les artères de la vie qui bat son vide au poignet déchiqueté de ma montre il y a l'index des mots de chagrins ou vas-tu satellite... Lire la suite →

Le Monde est à toi

Mon cœur sauvé par un défibrillateur en te voyant si intense Brillant dans ce firmament Imminent sous étoiles Sans rois ni mages à ta portée tu invectives toutes les sphères jusqu'à ce que tout soit mis à nu Rien que l'univers Rendu à toi Rendu à terre Avec toutes tes putains de tonnerre J'abandonne par... Lire la suite →

La Porte étroite

"Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite." Luc, XIII, 24 Ne jamais blesser et violenter quiconque de biologique, voilà je crois toute la morale de l'Homme numérique. La porte étroite parfaite, c'est le casse du siècle sans verre pilé, hémoglobine et violence. C'est jouer en gentleman, très serré, sans une touche d'ADN ou un filet d’échantillons... Lire la suite →

Vous êtes anonymes plusieurs fois

Je déserte tranquillement il y a ici trois individus formellement anonymes et identifiés dans la Baixa qui fourmillent à Lisbonne qui dépêchent leurs pas ils sont pressés par leur comptabilité le temps imparti leur est perdu d'avance il s n'avaient pas la force nerveuse de leurs affectations ils s'appelaient Alberto Ricardo Bernardo et autant d'... Lire la suite →