Abscisses et Ordonnées / 2006-2007

L’écrivain c’est celui qui ne trouve pas.

Posted in Abscisses et Ordonnées / 2006-2007, Parce que c'est Toi Parce que c'est Nous - Correspondances et itinéraires on avril 21st, 2013 by admin – Commentaires fermés sur L’écrivain c’est celui qui ne trouve pas.

L’écrivain c’est celui qui ne trouve pas.
Si il trouvait alors, qu’écrirait il à la suite de tous ses mots ?
Le poète voit toutes les figures se défiler face à lui comme un damné.
Le Poète c’est un écrivain qui trouve trop tôt, avant les autres ; son cri, sa fréquence ne sont pas de ce monde
Il évolue parmi des mirages et la chaleur humaine le refroidit.

Il aurait aimé vivre, mais ce n’est pas pour cette fois. Cette fois, c’est hors de propos.
Il est le dernier opium, un tableau de Rachmaninov revisité selon sa tension.

Guillaume HOOGVELD  2007@2013 Droits réservés©

Tentation TITANIC

Posted in Abscisses et Ordonnées / 2006-2007, ARTCHIVES on mars 7th, 2013 by admin – 1 Comment


Je pense que tout va si vite que je ne suis pas sûr que j’aurai le temps de vous dire tout ce que je DOIS vous dire.

Je serai sûrement dans un au-delà, entouré de cygnes et de pumas aux griffes acérées.

Je n’aurais pas le temps. Quand j’y pense, c’est maintenant une évidence, définitif, bien que je le regrette.

En quelques dérisoires secondes d’être humain chétif, ma vie toute friable s’est décomposée après avoir heurté un iceberg dans une mer de bourbon frelaté.

C’était moi en fait, le Titanic. Toute la vie que j’ai projeté à vos yeux, tout ce processus de décomposition, c’était moi. C’était moi hier, c’était moi là, ça vient de passer. C’était moi le soleil, c’était moi la pleine lune, c’était moi les geysers.

J’étais en croisière sur mer, j’ai aimé cette Vie, je l’ai trop aimé, j’ai voulu l’accélérer pour la mettre dans mon cœur, pour la caresser, pour qu’elle ne me lâche pas. J’en ai trop voulu, j’ai mis le cap plein Nord et j’ai heurté ma faille.

Je n’ai rien d’autre à déclarer. Il y a un temps réglementaire dans toute interaction. Vous en savez trop. Demain en croisant vos proches vous parlerez et je serai banni. Vous brillerez de ma révélation, vous porterez mes mots dans le silence assourdissant de la plaine et du désert.

C’est toujours comme cela quand on en dit trop.

Guillaume HOOGVELD 2007@2013 Droits réservés©


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