Entr’ Acte & Mots : TEXTE À BOUT PORTANT – Aphorismes 2012

 

L’Autre est un naufrage heureux

Où vas-tu tentation ? Dans quel bouquet d’épines m’engouffres-tu ?

 

Se sentir solidaire de toutes les solitudes mêmes celles qui feraient scission.

 

 

Je fais confiance au hasard parce que je sais qu’il n’existe pas.

Je parie donc sur l’ensemble vide.

 

 

Peut on aller & revenir quand on est sorti trop loin trop tard trop sombre, lié à la nuit ?

Je me comprends mieux dans le noir, cela s’entend clairement bien sûr

 

 

Factorisons nos virtualités

Transformons nos possibilités

 

Tout rendez-vous est assassinat ( de vie privée)

Tout rendez-vous galant est une double peine

 

 

La vie est l’argot de la mort

 

 

La tentation est anonyme  l’exécution a un nom capital

 

 

Quand notre temps est devenue la propriété d’un tiers, et nous échappe,( notre avenir n’a plus de sens.)

 

 

L’enfance me colle au cortex

 

 

Copier-coller est un crime

 

 

C’est si facile de vivre ce qui est écrit plutôt que d’écrire ce qui sera vécu. Écrire ce qui va être appartient aux prophètes.

 

 

Mourir est un malentendu, une communication synaptique rompue.

 

 

Je me disperse en occasions fugaces, en cohabitations tenaces, en névralgies de pointe.

 

 

Je me console d’un manque d’amour qui me précède et d’un autre à venir qui me ravit

 

 

Quitter l’enfer du temps réel pour le horla du temps du réel

 

 

La question affole le vide

la réponse appelle le sens

 

 

Considérer ce qui est mineur et répudier le considérable, le mal de masse.

 

 

Attention où vs mettez vos IP. Toute donnée est une information potentiellement à charge.

 

 

La curiosité ne regarde que vous.

 

 

Avoir le regard oblique : la diagonale angulaire, mais sans aucune ligne de fuite possible.

 

 

L’identité n’est pas ce qu’on possède, mais, …ce qui nous reste.

 

 

Tu tiens à la vie ? Mais elle ne tient pas ta route, celle que l’enfance avait ouverte.

 

 

Le dimanche est sans aucun doute

 

 

Le dimanche est le jour de l’absent.

 

 

Je ne donne pas chair de ta ruée vers le corps

 

 

Tant qu’il y a possibilité d’écriture, il y espoir de substance.

 

 

Abime ou azur assurément. La balance est indécise ou lésée.

 

 

Trop poète trop propice à la pente voire un peu propice au précipice, épris du point sublime où les contraires cessent d’être perçus comme tels, des antagonismes de simulation.

 

 

Qui connait l’angoisse du monde à son extrémité ?

Personne. Ils ne sont plus là pour témoigner.

Personne au bout de la ligne de flottaison.

 

 

Aucun extrême de la peur qui pourrait dire la « chose ».

Aucun procédé pour faire du beau avec l’angoisse, et Cioran a autant de style que de simulacres dans sa hotte aux plumes malgré tout étincelantes.

 

 

Je me suis laissé aller laissé aller circuler divulguer épier laissé épié piétiné de force un tour de force je me suis laissé chambrer à la lunette de nuit

 

 

Pense un peu au je des autres et tu seras délivré du cachot ou tu te regardes seul avec ton je, le tien, comme un jeu à la portée de toute perte.

 

 

Sais-tu qui va et vient dans cette hilarité atomisée de prudence, cette simulation attelée de réserve ?

 

 

Le prédateur connait mieux les forces de ses proies que ses propres limites à ôter la vie.

 

 

Remonter sec les secondes qui précèdent le soleil me séparant de ce dieu solitaire, exigeant mais affectueux.

 

 

Un affaissement tonal en ré mineur, c’est l’unité retrouvée, et enfin, le soulagement.

 

 

Mettre au pilori les points en suspension et ouvrir les portes à dieu

 

 

On subit un destin qu’on ne peut qu’adopter…eussé-je ici raison que je m’en réjouirais, de cette ligne comme beaucoup d’autres

 

 

Au bout de l’écume, le crépuscule des idiomes.

 

Sans la démarche à suivre, je ne sais plus où je veux en venir, d’où j’en ressors, et à partir de quand je « m’aplatis » : quand donc abdiquer et renoncer à la pression du réel ?

 

 

Bientôt nous serons tous                         corps disparus

 

 

Elle est mal en point de chute, c’est à dire qu’elle se voue au miroir dans une danse de vertiges allée se faire voir, une Salomé enchanteresse qui me séduit dans le dos

 

 

Abstractions sommaires 

 

 

On ne tient pas à sa vie, mais à celle qu’on se jure d’atteindre.

 

La vie : un soupir, entre deux silences………….

 

Filtres à particules d’amour ou de misère

 

Abus de papier glacé ou tourisme textuel !

 

Tu obtiendras les gains de ta cause -mathématique-.

 

Je ne jure que par effraction de seconde.

 

Ceux qui cherchent le web n’ont pas fini d’atteindre Berli-est.

 

À chaque jour suffit sa vis

Et deux tours de porte

 

 

 

Pas de jeux vidéos, c’est terminé : la technologie a créé les jeux de la virtualité, avec son cortèges d’addictions et de stupéfiants narcotiques virtuels, plus loin encore que le transport de conscience sous lsd en caisson sensoriel. la réalité avait ses limites, bien que difficiles à établir et à respecter mais les gamers de tokyo ou de bruxelles n’ont pas conscience de l’anschluss qui est fait au-delà d’eux sur leurs liberté d’être encore réels, éveillés,  d’avoir corps et âme en toute intégrité. je ne crains plus d’adhérer au bon vieux own sweet own.

 

le sixième sens est formellement insensé, ou toute soustractriondes 5 premiers,, ou plutôt une réduction, plus exactement sous la masse pourtant

 

Internet cherche sa chair, ou même une fourrure en simili, un ersatz de seconde peau. nu et en plein vertige le web ne peut se protéger de lui même, et sa faiblesse est d’avoir ni cœur, no organes biologiques, ni possibilités de greffes. bâti sur une idée qui voulait qu’il ne soit pas pourvu d’une système nerveux central, le www reste une  conscience à résonance périphérique qui risque d’être conscience de rien car l’histoire se construit avec un corps et des traces, l’histoire est happée par les mémoires de ceux qui occupent son tempo.

 

 


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