Archive for juillet, 2016

Tabula rasa.

Posted in POESIE LIVE - NOUVELLES PRODUCTIONS de Guillaume HOOGVELD on juillet 30th, 2016 by admin – Commentaires fermés sur Tabula rasa.

MUSIAL-Le-videok

Tu pensais jusqu’à maintenant que le monde était de ton envergure

J’ai pleuré hier quand tes mots se sont heurtés à ma figure

Des larmes chaudes et généreuses un paradoxe puisque je n’avais plus rien à te donner

J’étais animé par la tentation de me retrouver

Un paradoxe il pleuvait c’était le 15 août le dimanche 15 août Made in Paris

Livide et désert et ne sentant personne venir ni repartir  je me figurais hier silhouette parmi les spectres

Alternant un monde froid et un système solaire

Un autel pour davantage de visages moins de divisions entre les hommes

Moins de partitions des nuits pensées à rêver un monde meilleur

Mais le Monde se fiche d’être meilleur depuis la Genèse jusqu’à la Révélation

Le Monde ne croit qu’aux paris accordés aux fonds fiduciaires

Loin derrière la croyance accordées aux forêts aux menhirs

Le signe déjà d’un premier désir

Un  Vertical  Viatique nous permettant de mêler sang et vin

Les traces du martyr de l’homme encore présentes sur le saint-suaire

et de la myrrhe et de l’encens et de toutes ces causes qui n’ont pas été défendues

parce qu’il y n’avait personne pour les nommer

Mais enfin qu’avons-nous fait du vieux continent qu’était la civilisation ?

©Guillaume HOOGVELD @2016 pour le texte

©Jean-Marc MUSIAL, ©Un dessin une nuit pour l’image

Barabas est vivant.

Posted in POESIE LIVE - NOUVELLES PRODUCTIONS de Guillaume HOOGVELD on juillet 22nd, 2016 by admin – Commentaires fermés sur Barabas est vivant.

Ce texte est particulièrement dédié à Nancy,  mon amie de toutes les vies de tous les détours, les hors-champs, les envers du décor auquel nous avons survécu.
https://www.facebook.com/cyneye

J’attends le mauvais soir

Je parcours à sang d’encre un continuum espace violence

Perdu plume et autres outils contigus à mes fabrications

J’attendais le soir pour ne plus rien reconnaître de tous les  séquences  du jour parjurées mille fois

Je cherchais la clef de l’aube

Qui ouvrirait le retour de mes rêves

J’ai peut être triché avec le prix de la vie

Mais j’en connais biologiquement sa valeur sa douleur

Et je sais qu’à toutes intersections il n’y à pas de justice si ce n’est IMPACT

Les hommes mentent à double  tranchant

Les hommes ne veulent pas savoir qu’ils penchent vers l’injustice qu’ils ont libéré Barabas et mutilé la croix        sous

l’autorité d’un Pilate dépassé

Mais comment croire en l’histoire

Cette utopie criblée de balles de bonnes intentions

A la TV ou hors de son indécente audience

En sécurité avec sa famille et ses armes blanches

Le spectateur d’aujourd’hui croit pouvoir emprunter aux icônes et aux héros

La détermination et l’esprit habité de ces

Hommes qui sont mort de vie pour un destin

Les oiseaux Hitchcock tourneront toujours un film dans l’inconscient des hommes

L’injustice fait monter l ‘audimat l’injustice excite les annonceurs

Et nous valsons depuis trop longtemps avec l’idée d’une meilleure Histoire à compter à nos enfants

Que nous serions fiers de raconter au soir couchant de signes prometteurs

Qui n’en croiraient pas un mot,

Déjà mordus par GOOGLE avant minuit.

©Guillaume HOOGVELD @2016 pour le texte et l’image

Jean-Marc MUSIAL, Un dessin une nuit©, Droits réservés© pour l’image

TZARA / Extraits par milliers de voyages à parcourir dans l” Homme Approximatif” (1925-1930)

Posted in PANTHEON DE GUILLAUME : Révélations de l'Absolu par la littérature on juillet 1st, 2016 by admin – Commentaires fermés sur TZARA / Extraits par milliers de voyages à parcourir dans l” Homme Approximatif” (1925-1930)

musial

même sous l’écorce des bouleaux la vie se perd en hypothèses sanglantes

où les pics picorent des astres et les renards éternuent des échos insulaires

mais de quelles profondeurs surgissent ces flocons d’âmes damnées

qui grisent les étangs de leur chaude paresse

est-ce le cygne qui gargarise son blanc d’eau

blanc est le reflet dont la vapeur se joue sur le frisson de l’otarie

dehors est blanc

une éclaircie chantante d’ailes absorbe le mistral dans sa corolle de paon

que l’arc-en-ciel décloue de la croix du souvenir

frottant les dents du ciel battant le linge à la rivière

tourbillonnent les moulins blancs

parmi les flocons d’âme que fument les opiomanes à l’ombre des éperviers

la bouche serrée entre deux nouvelles contraires s’agrippe

comme le monde imprévue entre ses mâchoires

et le son sec se casse contre la vitre

car jamais parole n’a franchi le seuil des corps

mort est l’élan qui faisait bouillir le mauvais temps

dans les récipients des pauvres hideuses têtes nos voisines

et malgré la bourbe citadine de nos sentiments

dehors est blanc

qu’importe le dégoût puisque notre force est plus ininflammable que la mort

et son ardeur ne détruira ni nos couleurs ni nos amours

coquillages et moellons stratifiés dans des étages de proverbes

le sens est le seul feu invisible qui nous consume

depuis l’origine du premier chiffre

les aviculteurs parlent un langage simple

formé d’un alphabet d’oiseaux aux blancs dehors

blanc est le doigt que les penseurs ont tant frotté contre leur tempe

nous ne sommes pas des penseurs

nous sommes faits de miroirs et d’air

et quand même insatisfaits obscurs moroses imper­méables

les dents de scie qui ornent notre front voisinent avec la mort

et sautent aux yeux d’une chose à l’autre tout le long du dictionnaire

frottant les dents du ciel battant le linge à la rivière

vomi des blanches crêtes le brouillard se coagule parmi nous

et bientôt serons-nous pris dans la matière dense et boueuse

bientôt serons-nous absorbés par la spongieuse léthar­gie du fer

qui dépasse de la longueur d’une douloureuse litanie la bière et le mensonge

surgi de quel glacier mordant dont le blanc dehors gargarisme de nuage

suce aux racines de nos iris le miel des siècles à venir

©Jean-Marc MUSIAL, ©Un dessin une nuit pour l’image

 


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