Archive for décembre, 2015

Bernanos / Hier il était déjà actuel.

Posted in Les mots des Autres on décembre 26th, 2015 by admin – Commentaires fermés sur Bernanos / Hier il était déjà actuel.

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georgesbernanos

Métamorphose

Posted in POESIE LIVE - NOUVELLES PRODUCTIONS de Guillaume HOOGVELD on décembre 13th, 2015 by admin – Commentaires fermés sur Métamorphose

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« Nietzsche » par Musial

Je suis passé
Mon dieu (encore lui)
Par toutes les natures
Et toutes les fibres
Du sujet à l’objet
Passé
Pour savoir qui je suis
Et pourquoi point je n’agis

Statufié J’ordonne un vacarme
À même mes pas
Entre les ébauches des passants
Qui jamais ne me voient
Qui jamais ne me nomment
De la pierre à la première personne
C’est en moi que la tempête frissonne
C’est en moi que l’ univers carillonne

Il est temps de passer à l’heure d’été
Temps de mettre à jour ses obscurités
On n’est jamais atteint que par la Beauté
Un syndrome de Stendhal qui vient se fracasser sur le remblai
Une esquisse un portrait la marée

Je suis rattrapé

©Guillaume HOOGVELD @2015 pour le texte

Jean-Marc MUSIAL, Un dessin par nuit© pour l’image

Eloge des frontières, l’hymne à la résistance de Debray

Posted in SERIGRAPHIES DE SAVOIRS réunis par Nathanaël V. on décembre 7th, 2015 by admin – Commentaires fermés sur Eloge des frontières, l’hymne à la résistance de Debray
frontiere
REUTERS/Rafael Marchante

Le livre de Régis Debray, « Eloge des frontières » est une attaque en règle des chantres du village global planétaire. L’essayiste Jean-Paul Brighelli salue cette désacralisation de la globalisation indifférenciée, et fait à son tour l’éloge des séparations, de la contrainte et des différences, contre la standardisation des idéologues de la mondialisation.

« Une idée bête enchante l’Occident : l’humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières. D’ailleurs, ajoute notre Dictionnaire des idées reçues (dernière édition), la démocratie y mène tout droit, à ce monde sans dehors ni dedans… »

Ainsi commence Eloge des frontières (Gallimard), un tout petit livre où Régis Debray vient de rassembler des conférences prononcées en mars 2010 à la Maison franco-japonaise de Tokyo.

Et dans ce monde de fausses valeurs, où on échange un Michel Houellebecq contre un Stéphane Hessel ou, au choix, deux barils d’Ariel, je voudrais dire tout le bien que cet opuscule mérite — les livres qui vous rendent intelligent ne sont pas si fréquents.

Dans la frénésie européano-mondialiste, dont le credo – ou l’incantation – se limite à proclamer la fin des frontières (et, tant qu’à faire, de l’Histoire), cela fait du bien de lire que les exaltés de l’ouverture, les apôtres de la World Music, tous ceux qui trouvent que « le mantra déterritorialisation » est un joli mot, et autres excités de la globalisation, nous tricotent un monde dangereusement inquiétant.

Les légendes fondatrices, explique Debray, « tracent des lignes ». Romulus délimite la Cité d’un sillon si profond que le premier qui le saute – son frère, en l’occurrence – en paie le prix fort. La civilisation, c’est la démarcation.

Dans l’espace d’abord : Dieu commence par séparer (la lumière de la ténèbre, l’eau de la terre, Eve d’Adam, etc. – en bon petit diable, souligne notre conférencier, qui arrive d’une époque où l’on étudiait encore le grec en classe). Et le sacré procède de cette séparation. Le templum (Debray arrive aussi d’un système scolaire où l’on faisait du latin…) dérive du verbe grec temnein, qui signifie découper. Le profane se tient à l’avant d’une limite qui détermine l’espace religieux proprement dit, et le rex est celui qui reget fines, qui délimite les frontières. C’est aussi le rôle des chefs, à commencer par les chefs de famille, que d’énoncer aux enfants la limite – mais voilà : le règne de l’enfant-roi (et jamais on n’a mieux senti l’oxymore de l’expression), du citoyen universel et du banquier transfrontalier ouvre l’ère du brouillage des limites, et, bientôt, de leur effacement.

On comprend le propos. Effacer les différences, c’est produire de l’indifférence. Nous avons passé quelques dizaines de millénaires à construire des bulles – grottes, maisons, murailles, cantons ou famille, tout comme la nature a fabriqué des gousses et des carapaces -, que l’on prétend éclater, en nous sommant d’être désormais membres d’un « village global ». Le Bien serait cette standardisation qui dit que je suis semblable à mon voisin, tout en prétendant respecter nos différences, dissonances autorisées d’un concert universel.

La frontière, cependant, pour être sans cesse reculée, fait de la résistance. On détruit l’enceinte de Philippe-Auguste, le Mur des Fermiers généraux, les fortifs’, mais on a le périphérique, et le Grand Paris de demain élaborera sa propre limite : les villes reconstituent sans cesse leur intra muros. Et la banlieue, indistincte, est vécue comme une menace, un espace de non-droit – un faux bourg. Encore que la Cité (ainsi les voyous appellent-ils leur citadelle) se reconstitue sans cesse, et génère ses propres lois. C’est même, explique Debray, qui a de la mémoire, une réalité politique : on commence par chanter que « l’Internationale sera le genre humain », et l’on finit par construire des rideaux de fer. Il en est de même dans la World Enterprise, qui abolit les frontières pour en édifier immédiatement d’autres – entre Etats-Uniens et Mexicains, entre Neuilly et Aubervilliers, entre Espagnols et Maghrébins. Pour ne rien dire des Israéliens et des Palestiniens. Tout déracinement engendre son ghetto. L’industrie de la serrure trois points et de la barrière de sécurité ne s’est jamais mieux portée que dans ce monde prétendument ouvert. L’Union Européenne, qui n’a jamais existé que sur le papier des illusions bruxelloises, mesure aujourd’hui ce qu’a coûté la perte de cette frontière symbolique que représentaient les diverses monnaies. À moins de supposer que l’euro est l’autre nom du Deutsche Mark – une évidence que les Grecs, les Irlandais, les Portugais et bientôt pas mal d’autres paient au prix fort.

La culture fait partie de ces clôtures. Bien entendu, nos démocrates béats la prétendent plurielle, ouverte, multipolaire. Et les illusionnistes de la pédagogie ont tenté d’imposer en classe cette vision du « tout se vaut ». Sans comprendre que l’Ecole avait été bâtie, dans les années 1880, avec des murs de papier, plus solides encore que la pierre, où étaient imprimés la Légende des siècles et le Tour de France de deux enfants, Racine et Corneille, Rabelais et Stendhal.

Mais on préfère aujourd’hui faire lire aux enfants les contes du monde entier, écrits dans une langue soigneusement lavée de toute difficulté, un globish où le présent de narration est toujours préféré au passé simple, toujours trop complexe, le mot vulgaire au mot savant, et les bons sentiments à la complexité. Sans voir que les lycées-casernes enfantaient plus de Rimbaud forts en thème que les « espaces de vie » conçus par les architectes modernes : l’enfant profite de la contrainte, de la clôture, de la règle – sans nécessairement se la prendre sur les doigts. Il erre en revanche dans l’espace mental sans délimitation que lui dessinent les pédagogies de l’apocalypse molle. Et au lieu de sublimer ses frustrations en efforts, en travail, en désir de mieux faire, il les libère au tout premier degré en violence exercée sur les autres et sur lui-même. Le cancre-roi est le cancer des cultures dissoutes. Au lieu de lui imposer des paliers, on lui laisse la porte ouverte – à 83% de réussite, le Bac est-il encore un rite de passage ?

La contrainte fabrique sans doute pas mal de conformistes. Mais l’absence de hiérarchie profite au caïdat : quand Rome s’est prétendue ville universelle, et que tous les peuples conquis ont eu droit à la citoyenneté, les barbares ont franchi le limes, et se sont installés dans la Cité – urbi et orbi, jusqu’à ce que de nouvelles frontières apparaissent.

« Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites », disait le sapeur Camember. Profondeur remarquable de la tautologie. La civilisation, la culture, l’éducation – ou l’écriture -, c’est l’expérience des limites. « Le principe de laïcité, explique Debray, portait un nom : la séparation. » De l’Eglise et de l’Etat. De la sphère privée et de la sphère publique. De l’instituteur et du curé (ou du rabbin, ou de l’imam). « La loi au forum, le privé à la maison ». La séparation donne forme, donne corps. Eduquer, c’est, sans cesse, imposer des limites. Le barbare – celui qui est venu frapper à la porte de l’Empire, comme celui qui a enlevé Ilan Halimi – n’a ni limites, ni contrainte. Et c’est ce que nous fabriquons, à grands coups d’école ouverte, de dissolution des disciplines – l’idéal des pédagogistes -, de désordre. On veut nous faire croire que le désordre est créateur, quand c’est la contrainte qui accouche d’œuvres d’art. À Malraux qui demandait comment aider les créateurs, on répondit crûment : « Mettez-les en prison » – l’ombre de Sade, dont Debray souligne tout ce qu’il doit à la Bastille, est là pour en témoigner.

Et de conclure : « En avant, les bonnets d’âne ! » (Si !), avant de définir le « sans-frontiérisme », qui est à la fois un économisme, qui « avalise le moins d’Etat en masquant son corollaire, le plus de mafia », un technicisme (un standard unicode, une hubris robotique qui se donne pour une méta-culture mondiale), un absolutisme (celui du délinquant ou celui du prophète, qui ne reconnaissent aucune limite à leurs appétits. Ajoutons-y le tyran, qu’il ait la barbichette de Napoléon III ou les talonnettes de Napoléon IV) et un impérialisme — hégémonie de Rome autrefois, des Etats-Unis hier, des banquiers aujourd’hui.

Le « rouleau compresseur », comme dit Debray, de la convergence et nos mots-fétiches, consensus, concertation et compromis, sont des concepts qui commencent mal. Et de préférer la culture, qui absorbe tout en sachant rejeter, qui trie, digère ou vomit, qui sait la différence entre Mozart et Sexion d’assaut, entre Laclos et Paulo Coelho, entre Degas et Vénilia.

Debray achève sa diatribe par une invocation à tous ceux qui refusent encore la « dilution dans l’universel », selon le mot d’Aimé Césaire – tous ceux qui ont rêvé de cartes et d’estampes et de journées de la jupe, de maisons de la culture et non de no man’s land, de centres-villes qui ne soient pas des centres commerciaux, de service public et non de logique de marché, de gastronomie et non de fast food… Eloge des frontières est un vrai hymne à la résistance, à la différenciation – et, in fine, aux Lumières, contre la tentation obscurantiste de l’uniformité.

Debray achève sa diatribe par une invocation à tous ceux qui refusent encore la « dilution dans l’universel », selon le mot d’Aimé Césaire – tous ceux qui ont rêvé de cartes et d’estampes et de journées de la jupe, de maisons de la culture et non de no man’s land, de centres-villes qui ne soient pas des centres commerciaux, de service public et non de logique de marché, de gastronomie et non de fast food… Eloge des frontières est un vrai hymne à la résistance, à la différenciation – et, in fine, aux Lumières, contre la tentation obscurantiste de l’uniformité.

Jean-Paul Brighelli – Blogueur associé

@2013 Droits réservés©

Le Français / Itinéraire d’un enfant perdu

Posted in THEOREMES TEXTUELS exfiltrés : patchwork compilé par Bill Ashtray on décembre 7th, 2015 by admin – Commentaires fermés sur Le Français / Itinéraire d’un enfant perdu

 

suaudeau

 

Mon cher Papa,

Je sais que tu ne recevras jamais cette lettre, parce qu’ils la liront et qu’ils décideront de ne pas te l’envoyer. Je n’y peux rien. La situation dans laquelle je suis, en pratique, m’empêche de vivre ma vie. On a décidé que je devais vivre comme un mort. C’est ainsi, je ne me plains pas. Mais il faut que tu comprennes que ce silence n’est pas ma faute.

Tout le reste, si : je ne peux m’en prendre qu’à moi- même. La vie à Evreux était trop petite. Tu le sais, puisque tu m’as dit que j’avais raison de partir. J’ai voulu vivre et devenir plus grand. J’y suis arrivé, en un sens. Il paraît que le monde entier connaît mon visage et mon nom. Avant, je n’étais personne. Je crois que je suis devenu quelqu’un.

Est-ce que tu es fier de moi, ou est-ce que tu as honte ? Est-ce que tu me hais comme tous les autres ? Je te jure, moi, que je n’ai pas changé : je suis toujours ton fils. Ils ont dû te demander si tu avais remarqué quelque chose durant les mois avant mon départ. A tous, tu as dû expliquer où et quand je m’étais radicalisé. Je te le promets : je ne suis pas un radical. Je ne sais pas ce que ce mot veut dire. Tout ce que je voulais, c’était exister. On ne peut pas vivre en sachant qu’on n ’est rien. Je ne voulais pas de cette mort qui grignote du terrain en douce, la mort qui a tué Maman. Je ne voulais pas avoir le plateau pour seul horizon jusqu’à mon dernier jour.

Je sais que tu te demandes pourquoi, et que tu dois avoir de la peine.

Avant de t’expliquer, il faut que je te dise une chose : je n’en veux pas à ceux qui m’ont fait prisonnier. Ils ne comprennent rien à rien, mais ils n’ont pas besoin de comprendre. Ils sont les plus forts. Je ne peux pas leur en vouloir, seulement parce qu’ils ne voient pas le monde comme je le vois.

Ceux que je hais, ce sont tous ceux qui croient qu’on peut vivre comme nous vivons. Ceux qui vivent aussi mal que nous mais qui se sont résignés, aussi, parce qu’ils se disent que c’est normal. Est-ce que tu as accepté la défaite. Papa ? Est-ce que tu as baissé les bras ? Est-ce que tu trembles avec eux parce qu’ils t’ont raconté que les barbares sont à votre porte ? Ils te disent le contraire, mais ta porte ne sera jamais la leur.

Vous attendez les barbares ? Nous arrivons. Vous nous regardez avec horreur en cachant vos enfants et vous vous demandez comment vous défendre. Vous avez la bouche pleine de vos grands principes, vos belles valeurs, pendant que nous aiguisons nos lames. Vous vous serrez les coudes en pensant aux heures sombres où d’autres barbares sont venus. Mais vous n’avez pas compris, il n’y a pas de barbares. Nous sommes vous. Moi, le Français, tous ceux dont vous avez fait des coupeurs de gorge et des buveurs de sang plutôt que de nous donner une place en France. Vous regardez au loin, dans la poussière du désert. Nous sommes entrés depuis longtemps.

Vous ne pouvez pas nous faire la guerre : nous sommes vous. Nous sommes la mauvaise herbe, la grande maladie. Une fois que notre travail sera terminé, nous ne danserons pas sur vos tombes en remerciant le Très-Haut. Nous ne traverserons pas les océans pour ruiner d’autres civilisations. Vous ne pouvez pas comprendre : nous mourrons nous aussi, et il n’y aura ni vainqueur ni vaincu pour se souvenir de ces folies.

Je sais que vous essaierez encore de me briser. C’est trop tard, vous m’avez déjà tout pris : l’amour, la beauté des lendemains, vous avez tout fracassé.

Vous pensez que vous m’avez pris même ce qui fait de moi un danger. Mais je vous dis : je suis là, je suis là, je suis là. Est-ce que tu m’entends. Papa ?

Je suis là.

Je ne suis pas une petite chose et je vous arracherais le cœur de mes mains si elles étaient libres.

Julien SUAUDEAU@2015 Droits réservés©

Extrait du livre “Le Français”, Robert Laffont, Paris, 2015

Ma métempsychose / Enfin.

Posted in POESIE LIVE - NOUVELLES PRODUCTIONS de Guillaume HOOGVELD on décembre 4th, 2015 by admin – Commentaires fermés sur Ma métempsychose / Enfin.

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À Jacques Rigaut. Le Dandy total. Définitivement.

Même les plus beaux souvenirs se métamorphosent en regrets,

J’ai beau avoir des yeux
Je ne vois plus rien devant
Temps de changer d’optique
Je lisais ça dans une vieille maison
Je me disais ça en ayant raison
Raison de tous
Raison de vous
Raison d’avoir tort
Raison de m’être trompé
La victime avait un gilet par balle
Qui la contenait dans sa saleté
Dans ses mensonges
En voyant filer d’abord puis fuir
Le paysage de ma lucarne
Je croisais des cités aux peuples raisonnables
Ils éteignaient les feux avant minuit
Alors que je revenais à la vie
J’étais un soleil durable
Promis à toutes les mises en scène
Toutes conçues pour se perpétuer
Avoir les yeux fermés
Jusqu’à la fin des sécurités.

©Guillaume HOOGVELD@2015 pour le texte

Brecht / Mutter Courage, 1940

Posted in THEOREMES TEXTUELS exfiltrés : patchwork compilé par Bill Ashtray on décembre 3rd, 2015 by admin – Commentaires fermés sur Brecht / Mutter Courage, 1940

into the labyrinth dcd

From the play « Mother Courage » (Mutter Courage)

You saw sagacious Solomon
You know what came of him,
To him complexities seemed plain.
He cursed the hour that gave birth to him
And saw that everything was vain.
How great and wise was Solomon.
The world however did not wait
But soon observed what followed on.
It’s wisdom that had brought him to this state.
How fortunate the man with none.

You saw courageous Caesar next
You know what he became.
They deified him in his life
Then had him murdered just the same.
And as they raised the fatal knife
How loud he cried: you too my son!
The world however did not wait
But soon observed what followed on.
It’s courage that had brought him to that state.
How fortunate the man with none.

You heard of honest Socrates
The man who never lied:
They weren’t so grateful as you’d think
Instead the rulers fixed to have him tried
And handed him the poisoned drink.
How honest was the people’s noble son.
The world however did not wait
But soon observed what followed on.
It’s honesty that brought him to that state.
How fortunate the man with none.

Here you can see respectable folk
Keeping to God’s own laws.
So far he hasn’t taken heed.
You who sit safe and warm indoors
Help to relieve our bitter need.
How virtuously we had begun.
The world however did not wait
But soon observed what followed on.
It’s fear of god that brought us to that state.
How fortunate the man with none.

BRECHT FOUNDATION Droits réservés©


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