Archive for juillet, 2012

HOWL, Allen Ginsberg

Posted in THEOREMES TEXTUELS exfiltrés : patchwork compilé par Bill Ashtray on juillet 16th, 2012 by admin – 42 Comments

I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked,

dragging themselves through the negro streets at dawn looking for an angry fix…



CIORAN Liberté, bonheur, espace

Posted in THEOREMES TEXTUELS exfiltrés : patchwork compilé par Bill Ashtray on juillet 16th, 2012 by admin – 266 Comments

Aucune volupté ne surpasse celle qu’on éprouve à l’idée qu’on aurait pu se maintenir dans un état de pure pos­sibilité. Liberté, bonheur, espace — ces termes définissent la condition antérieure à la malchance de naître. La mort est un fléau quelconque ; le vrai fléau n’est pas devant nous mais derrière. Nous avons tout perdu en naissant. Mieux encore que dans le malaise et l’accablement, c’est dans des instants d’une insoutenable plénitude que nous comprenons la catastrophe de la naissance. Nos pensées se reportent alors vers ce monde où rien ne dai­gnait s’actualiser, affecter une forme, choir dans un nom, et où, toute détermination abolie, il était aisé d’accéder à une extase anonyme.

Nous retrouvons cette expérience extatique lorsque, à la faveur de quelque état extrême, nous liquidons notre identité et brisons nos limites. Du coup, le temps qui nous précède, le temps d’avant le temps, nous appar­tient en propre, et nous rejoignons, non pas notre figure, qui n’est rien, mais cette virtualité bienheureuse où nous résistions à l’infâme tentation de nous incarner.

Peter Sloterdijk – « Tempéraments philosophiques »

Posted in SERIGRAPHIES DE SAVOIRS réunis par Nathanaël V. on juillet 15th, 2012 by admin – 33 Comments

« Si tant de contemporains éprouvent aujourd’hui un malaise profond dans la modernité, cela tient sans aucun doute à l’expérience ambigüe que procurent la croissance constante du pouvoir et une perte de sécurité irrémédiable. Là où règne l’ambivalence, il est difficile de tirer des bilans positifs. Les gens sont de plus en plus nombreux à douter, avec des justifications de plus en plus fortes, que l’expérimentation mondiale des Temps modernes puisse encore être présentée comme un jeu gagnant global; l’inflation des risques et des pertes est devenue trop évidente. Si l’on voulait désigner la règle qui domine l’écologie de l’esprit des Temps modernes, il faudrait révéler la raison pour laquelle la modernisation entraîne inévitablement un progrès dans la conscience du manque de stabilité. » Peter Sloterdijk – « Tempéraments philosophiques » – novembre 2011 – extrait du chapitre consacré à PLATON.


%d blogueurs aiment cette page :