Archive for octobre, 2010

Harmoniques

Posted in LES CLASSIQUES de Guillaume on octobre 31st, 2010 by admin – 7 Comments

labyrinthe des consciences des solitudes noyautées

effet de serre autour de nous constellés

nous avons le pressentiment de ce qui arrive ce qui dé-coule

seuil à ne pas dépasser inconnu

nous dépassons comme des harmoniques

ondes linéaires surface continue

ondes transversales jusqu’à nous perception

croisement des âmes

impact

Guillaume HOOGVELD 1995©

Connexion illimitée

Posted in LES CLASSIQUES de Guillaume on octobre 31st, 2010 by admin – Commentaires fermés sur Connexion illimitée

Je crains que tu ne sois la dernière
et je poursuis un rêve statufié
Inanimé comme ta bouche
Parti m’isoler en enfance
Bercer des christs en platine
J’épuise une nouvelle seconde
J’épuise
Mes pieds à terre
Mes ongles noirs
Mon mal de dos
Mon avenir mal à l’aise

Face tournée vers le large
Le ciel s’accélère
Le cœur est immédiat
dans les pores du silence
Je tisse une connexion illimitée

Guillaume HOOGVELD 1995©

Elève, regarde, déploie

Posted in LES CLASSIQUES de Guillaume on octobre 31st, 2010 by admin – 18 Comments

Enlève

Enlève les journaux, la guerre des Balkans, les OPA entre les banques, les pourcentages, les voix ferrées
Enlève les cours de la bourse, les horaires des trains, des avions
Enlève le télégraphe – téléphone, le méridien de Greenwich, les fuseaux horaires, les satellites,
La fibre optique…
Enlève le bruit, enlève la mer de sa place, enlève le tour du monde
Enlève l’eau de pluie déjà sur le visage
Enlève la fille sur le chemin l’envie de chuter
Enlève les titres des journaux, les ailes des anges, les portiques du métro, enlève le métro
Enlève les bouches qui ont faim, les silences des muets, les crépuscules du soir, la nuit où j’ai crié
Enlève les marteaux-piqueurs, laisse les cils des yeux, agrandis les yeux,
Nous voudrons toujours voir…
Enlève la peur, donne-moi envie, donne-moi faim, donne-moi soif, donne-moi ta voix, desserre les dents

Elève, regarde, déploie.

Guillaume HOOGVELD 1995©

Charlotte HOOGVELD Création et droits photographiques réservés 2012©

Plus loin

Posted in LES CLASSIQUES de Guillaume on octobre 31st, 2010 by admin – Commentaires fermés sur Plus loin

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Plus loin davantage de distance, davantage de marges, davantage.
Plus loin, la nuit s’arraisonne, s’éphémère, s’ignore.
Plus loin, l’attente; un cœur ouvert qui espère l’autre sang.
Plus loin, des façades opaques, vénéneuses, où nous nous devinons.
Plus loin, tu réverbères à l’unisson, tu déclames à tout va.
Parce que tu sais, toi.
Plus loin, seule, tu sais mieux pleurer que tous, mieux te fondre que les ombrages des pins, mieux te connaître que ces hommes des rues, mieux te faufiler qu’une histoire de mœurs, qu’un végétal atteint, qu’une peinture affligée.
Tes journées fragmentent l’absence. Ta battue est profonde, et combien d’animaux souffrants as-tu laissé hiberner, en rut de lumière.
En face et plus loin l’armée désaxée des visages.
En face et plus loin, une gestuelle légère de ces pas transparents qui façonnent l’être et le mettent à l’abri du destin des pantins.

Plus loin, mais plus loin que ces hommes-là.

Guillaume HOOGVELD 1995©

Massa Lubrense > Idéal de tous les midis

Posted in VIDEOS STREAM BAZAAR on octobre 28th, 2010 by admin – 10 Comments

Capturé sur la Terrasse du consul à Massa Lubrense, près de Sorrento, en face de Naples, non loin ou sommeille, paupières basses au pouls lent le Vésuve qui a donné à cette région le sens de la Tragédie.

Guillaume HOOGVELD 2010 ©

Extrait du documentaire « l’Encerclement »

Posted in VIDEOS STREAM BAZAAR on octobre 27th, 2010 by admin – Commentaires fermés sur Extrait du documentaire « l’Encerclement »

« Rimbaud serait-il employable aujourd’hui ? »

Gaston Miron, de la Révolte urgente et massive à l’Idéal

Posted in PANTHEON DE GUILLAUME : Révélations de l'Absolu par la littérature on octobre 27th, 2010 by admin – Commentaires fermés sur Gaston Miron, de la Révolte urgente et massive à l’Idéal

Vous pouvez me bâillonner, m’enfermer
je crache sur votre argent en chien de fusil
avec vos polices et vos lois, je vous réponds

NON

je vous réponds, je recommence
je vous garroche mes volées de copeaux de haine
de désirs homicides
je vous magane, je vous use, je vous rends fous
je vous fais honte
vous ne m’aurez pas vous devrez m’abattre
avec ma tête de tocson, de nœud de bois, de souche
ma tête de semailles nouvelles
j’ai endurance, j’ai couenne et peu de barbiche
mon grand sexe claque
je me désinvestis de vous, je vous échappe
les sommeils bougent, ma poitrine résonne

j’ai retrouvé l’avenir

GASTON MIRON ©

Poète majeur Québécois, disparu en 1996, ce texte est issu de l’édition originale Française de « L’homme rapaillé », parue en 1981 chez François Maspero ©, puis réédité depuis par Gallimard, avec courage, dans sa collection Poésie de poche.

Voici la Poésie (bien que non-récente) que mes nerfs – car c’est bien aux nerfs que Miron frappe- attendaient , une salve d’émotions formidable pour croire encore à l’amour la Poésie, à la Liberté, à l’Enfance, à la Rédemption, à tous les espoirs les espérances malgré malgré, l’asservissement, les brimades, les coups tordus, les caillassages de nuit, les injures, l’opprobre Miron, couleur de toutes les forces d’un langage qui me réveille, m’instruit par son lexique, me déstructure pour mieux me rebâtir en vivant sa langue de grand hâbleur qui porte en lui toutes révoltes !!! IMMENSE ARTISTE.

Posted in ABSTACTS on octobre 26th, 2010 by admin – Commentaires fermés sur

« Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. »
Hannah Arendt

« Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »
Mohandas Karamchand Gandhi

« La musique nous donne accès au coeur du monde. »
Hubert Reeves

« Car là où résonne la musique jaillit la vie, plus que nulle part ailleurs. »
Ketil Björnstad dans «La société des jeunes pianistes»

« Devez-vous constamment jouer et plaisanter ? Vous le devez, ô mes amis, et cela touche mon âme car seuls les désespérés le doivent. »
Friedrich Hölderin

« L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. »
Bertrand Russell

Ouverture des Possibles : extrait du « Livre de l’intranquillité » de Pessoa

Posted in PANTHEON DE GUILLAUME : Révélations de l'Absolu par la littérature on octobre 26th, 2010 by admin – 44 Comments

Je m’apaise enfin. Tout ce qui était vestiges et déchets disparaît de mon âme, comme si cela n’avait jamais existé. Me voici seul et paisible. L’heure que je traverse est semblable à celle qui me verrait me convertir à une religion. Rien cependant ne m’attire vers le haut, même si rien ne m’attire plus vers le bas. Je me sens libre, comme si j’avais cessé d’exister et que j’en aie cependant conscience.
Je m’apaise, oui, je m’apaise. Un calme profond, aussi doux qu’une chose inutile, descend jusqu’au tréfonds de mon être. Les pages déjà lues, les obligations remplies, les faits et hasards de l’existence — tout cela s’est transformé en une vague pénombre, un halo à peine visible, entourant quelque chose de paisible dont je ne sais ce que c’est. Les efforts où j’ai placé, quelquefois, l’oubli de mon âme ; la pensée où j’ai placé, quelquefois, l’oubli de l’action — se transforment en une sorte de tendresse dépourvue d’émotion, une sorte de compassion fruste et vide. Cela ne vient pas du jour doux et lent, tendre et nuageux. Ni de cette brise à peine ébauchée presque rien, à peine plus que l’air qu’on sent déjà frémir. Ni de la teinte anonyme du ciel, tacheté de bleu ici ou là, faiblement.
Non. Non, parce que je ne sens pas. Je vois sans intention de voir, et je vois sans remède. J’assiste attentivement à un spectacle inexistant. Je n’éprouve pas de l’âme, mais de la tranquillité. Les choses extérieures, nettes et immobiles même si elles bougent, m’apparaissent tel que le monde a dû apparaître au Christ, lorsque, du haut de tout, Satan est venu le tenter. Les choses ne sont rien, et je comprends que le Christ ne se soit pas laissé tenter. Elles ne sont rien, et ce que je ne comprends pas, c’est que Satan, vieux de tant de science, ait pu croire tenter avec si peu de chose. Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point, ruisseau au mouvant silence, glissant sous des arbres oublieux !
Coule, caressante, âme que nul ne connaît, murmure que nul ne peut voir derrière les longues branches inclinées ! Coule, inutile, coule sans raison, conscience qui ne l’est de rien, vague lueur brillant au loin, au creux des feuilles, conscience dont nul ne sait d’où elle vient ni où elle va ! Coule, et laisse-moi oublier !
Souffle incertain de ce qui n’a pas osé vivre, gorgée fruste de ce qui n’a pu sentir, inutile murmure de ce qui n’a pas voulu penser — passe lentement, passe faiblement, subis les tourbillons auxquels tu es contraint et la pente que l’on t’impose, va vers l’ombre ou la lumière, frère du monde, vers la gloire ou vers l’abîme, frère du Chaos et de la Nuit — mais souviens-toi encore, en quelque fond obscur de toi-même, que les Dieux sont venus après toi, et que les Dieux mêmes passent à leur tour.

Fernando Pessoa ©

Posted in Parutions on octobre 26th, 2010 by admin – 56 Comments

« J’ai été nu dans le feu », Éditions Librairie-Galerie Racine, Paris 2008
Couverture Cyneye
Lithographies rehaussées à l’aquarelle d’Anton LArbie

« Erreur sur la brise », Éditions Librairie-Galerie Racine, Paris 2005
Couverture BLANK
Lithographies rehaussées à l’aquarelle d’Anton LArbie

Publication à 21 ans de deux textes majeurs de la période issu de la plaquette « Je disparais d’un jour » tirée à compte d’auteur, qui circule toujours sous les long-manteaux depuis…

Revue « Encres vagabondes », Janvier – Avril 1998, Texte fondateur « Plus loin » et une ballade heureuse,  » deux pour un silence ».

Cliquez sur les images pour pouvoir lire plus confortablement

Participation à la création de « TE DIRE »,  Œuvre Théâtrale sur le thème des échanges, du jeu et des amours qui en découlent, amers ou doux comme la brise ; un amour courtois post-moderne ?

Pièce créée en mai 1996 sous l’égide du service culturel de la Sorbonne Nouvelle et du collectif  « Textes Avenir »


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